Gabon : lutte contre la pêche illégale

Photographie : Jérômine DERIGNY     Textes : Cécile BONTRON    

Sea Shepherd met à disposition des inspecteurs de pêche gabonais et santoméens pendant la saison du thon (avril à fin septembre) son bateau, l'ancien brise-glace, le Bob Barker, ses deux zodiacs, son fuel, et son équipage.
La mission traque tout navire de pêche qui sillonne la zone économique exclusive du Gabon ou de Sao Tomé-et-Principe.
Il y a encore deux ans, le manque d'équipement de la Direction Générale des Pêches gabonaise les empêchait de s'éloigner des côtes pour contrôler les bateaux de pêche étrangers qui sillonnent leur zone économique exclusive.
La capitaine brieffe l'équipe mêlant militants de la cause animale, militaires et inspecteurs des pêches, avant un abordage.
Tout le monde est sur le pont pour mettre les zodiacs à l'eau, et partir à l'abordage des bateaux de pêche.
La présence des militaires permet d'assurer la réalisation des abordages. Les soldats investissent les navires et les sécurisent avant l'arrivée des inspecteurs.
Les équipes de l'opération Albacore partent aborder un navire repéré.
Des gros navires de pêche européens ont déjà été épinglés pour abus de licence. Les thoniers sont soupçonnés de dépasser leurs quotas.
Les militaires sont les premiers à aborder le bateau, et le mettent sous contrôle.
Les militaires mettent sous contrôle le bateau inspecté.
Les militants de Sea Shepherd documentent tout l'abordage.
Seules trois entreprises de pêche industrielle sont basées au Gabon et possèdent des chalutiers, deux chinoises et une italienne.
Tous les chalutiers qui sillonnent la ZEE du Gabon et de Sao Tomé-et-Principe sont des poubelles flottantes.
Les membres de Sea Shepherd s'apprêtent à contrôler un navire de pêche.
L'appel des équipes pour prévenir de l'abordage reste constamment lettre morte auprès des chalutiers chinois. L'abordage se fait par la force.
Un à un, les soldats se hissent à bord, sécurisent le pont, la passerelle, les cabines.
Les militaires sécurisent et mettent sous contrôle le bateau inspecté.
Les soldats s'assurent que tous les membres de l'équipages ont été identifiés et rassemblés à l'arrière du bateau.
Tous les marins sont identifiés et rassemblés pour laisser place à l'équipage d'un deuxième zodiac, les inspecteurs des pêches et des militants de Sea Shepherd, traductrice, biologiste, documentaristes.
Les tortues ou les juvéniles, sont des prises "accidentelles", et ne sont pas commercialisables. Pourtant, les ouvriers ont déjà trié des bébés capitaines, dans la caisse de droite, prêts à fournir fournir le marché chinois et gabonais.
L'une des deux tortues prises dans le filet a avalé une corde en plastique qui traverse tout son corps.
La tortue blessée est transportée sur le zodiac pour se faire soigner dans une clinique pour animaux.
Les prises accidentelles peuvent représenter entre 10 et 50% d'une remontée de filet avec des espèces n'ayant simplement aucun intérêt pour les propriétaires de bateaux, comme des espèces menacées ou encore des juvéniles qui doivent assurer la reproduction de leurs espèces.
Une volontaire de Sea Shepherd observe les prises qui viennent de remonter des filets. Elle prend soin de la tortue.
Les militants de Sea Shepherd sauvent un bébé requin qui n'aurait pas dû être pêché.
Les militaires descendent vers les chambres froides.
Sur les navires poubelles, les chambres froides manquent cruellement d'hygiène.
Dans les cales, les inspecteurs découvrent des juvéniles (ici des Dentex) prêts à être commercialisés alors qu'ils ne devraient même pas être pêchés.
Un marin pénètre dans la chambre froide.
Les ouvriers travaillent 24h/24 avec moins d'une heure de pause toutes les trois heures environ.
Si le propriétaire est italien, avec une branche de sa société basée au Gabon, l'équipage vient d'Afrique de l'Ouest : du Sénégal ou de Côte d'Ivoire.
Les compagnies chinoises n'emploient que des ouvriers chinois ou indonésiens, qui ne parlent pas la même langue.
Les ouvriers trient et rangent les poissons dans des caisses avant de les envoyer dans les cales.
Fin de contrôle de bateau, l'équipe rentre.