La vague à l'âme des pêcheurs sénégalais

Photographie : Guillaume COLLANGES     Textes : Sébastien DAYCARD HEID    

Trois heure du matin, Renaud yhuel sort son fileyeur du port de Lorient. Les deux marins, Souleymane et Pascal finissent leur nuit dans les couchettes de la calle, près du moteur.
Souleymane travaille sur la belladone depuis trois ans. Sénagalais d'origine, il est en France depuis cinq ans.
Souleymane travaille sur la belladone depuis trois ans. Sénagalais d'origine, il est en France depuis cinq ans.
De retour de pêche, les hommes trient les poissons pas espèce et par taille avant le débarquement.
Après 12h en mer, le bateau regagne le port de Keroman.
Sur le palier de Bara, les affaires pour le départ pour une marée de 14 jours sont prètes.
Bara prend le thé avec Lamin Diop, le vétéran qui vient de prendre sa retraite et Mamadou, pêcheur aussi.
Bara pendant la prière de fin de journée.
Lamin, Bara et Mamadou se promènent dans les rue de Lorient.
Un enfant ramène à la nage la pirogue pour la pêche de la journée. Comme beaucoup d'autres, il veut devenir pêcheur plus tard.
Un groupe de pêcheurs artisanaux surveille l'horizon pour détecter un banc de poissons. Contrairement aux chalutiers modernes des flottes asiatiques, russes ou européennes, ils n'ont pas de sonar pour suivre les poissons.
La technique de pêche à la senne tournante est la plus classique. m^me s'il est interdit, le filet en nilon est le seul utilisé par les pêcheurs : moins cher et plus efficace.
Après une journée de pêche, la pirogue revient avec à peine de quoi nourrir l'équipage. Les petits pêcheurs de Joal sont obligés d'aller de plus en plus loin en Gambie pour rentabiliser leur activité. Au cours des 30 dernières années, les stocks de poissons au Sénégal ont considérablement diminué.
L'arrivée d'un bateau chaceux revenant les calles pleines de sardinelles généres immédiatement une effervescence sur le port. Le bal des porteurs commence.
Les porteurs sont payés environ 200CFA (0,3€) par caisse de 50kg. Plus vite ils font l'aller retour jusqu'au port de déchargement 150 mètres plus haut, plus ils gagnent de quoi vivre.
L'arrivée d'un bateau chaceux revenant les calles pleines de sardinelles généres immédiatement une effervescence sur le port. le balle des porteurs commence.
La sardinelle est LE poisson qui assure la sécurité alimentaire du Sénagal. Les autres espèces comme le capitaine sont devenus trop cher pour la plus part des familles.
Les femmes viennent au port acheté du poisson pour ensuite le revendre au détail.
Quasiement tous les pêcheurs utilisent des filets en nylon, même s'ils sont officiellement interdits. Ils coutent moins cher et capturent plus facilement les poissons.
Le retour de pêche fût très rude ce matin là à Djifer, un port donnant sur le Sine Saloum. Même pas de quoi payer le carburant de la nuit. Alphang Sarr, prépare un nouveau fillet de 800m pour accroitre ses chances de prise.
Au port de Djifer, come à joal, la proliferation des pirogues est impressionnante. la pêche artisanale n'est pas régulé.
Les femmes travaillent principalement à la vente et à la transformation du poisson. Toute l'économie de la ville repose sur la pêche.
Le port de pêche de Joal est le plus important du Sénégal. Les mareyeurs de Dakar viennent remplir leurs camions pour la vente locale ou pour l'export.
Deux usines de farines de poisson sont implantées à Joal, elles appartiennent à des coréens. Leur accès est strictement interdit et impossible à avoir. Sur toute la cote sénégalaise ces usines fleurissent pour alimenter la pisciculture mondiale.
La femme d'Omar prépare le Tieboudienne (plat traditionnel de riz, poisson et légumes) du déjeuner. Comme toutes les familles sénégalaises, plusieurs générations vivent dans la maison familiale avec leurs conjoints et leurs enfants.
La femme d'Omar prépare le Tieboudienne (plat traditionnel de riz, poisson et légumes) du déjeuner. Comme toutes les familles sénégalaises, plusieurs générations vivent dans la maison familiale avec leurs conjoints et leurs enfants.
Les repas se prennent en famille mais aussi avec des amis ou des voisins de passage. Il y a un plat de tieb pour les femmes, un pour les enfants et un pour les hommes.
La femme d'Omar prépare le thé après le Tieboudienne (plat traditionnel de riz, poisson et légumes) du déjeuner. Comme toutes les familles sénégalaises, plusieurs générations vivent dans la maison familiale avec leurs conjoints et leurs enfants.
Omar partage des photos de sa vie en France avec son ami Sabassi. Il est resté au pays et travaille comme chauffeur.
Omar regarde un match de foot dans sa chambre, c'est la pièce ou il vit avec sa femme et son enfant.
Le catch sénégalais est le sport le plus prisé just derrière le football. Surtout ici à joal ou l'un des plus fameux champion réside.
Le catch sénégalais est le sport le plus prisé just derrière le football. Surtout ici à joal ou l'un des plus fameux champion réside.
Karim Saal est le secrétaire de l'association des pêcheurs et le président de l'AMP de Joal. Grâce à lui, un programme de reboisement a vu le jour permettant de sauver la mangrove.
Karim Saal est le secrétaire de l'association des pêcheurs et le président de l'AMP de Joal. Il patrouille régulièrement dans la zone interdite de pêche de l'AMP et sensibilise les pêcheurs à l'importance de cette aire marine protégée.
Après une journée passée dans l'eau à ramasser ds huitres sauvages dans la mangrove, Bintou et ses collègues repartent avnt que la marée ne remonte.
Bitou passe la journée à marché dans la vase incrusté de coquilles acérées d'huitres mortes. Elles se protègent les pieds et les mains avec des gants de cotons épais.
Bintou Sonko est vice présidente de l'AMP de Joal et présidente de l'association des femmes ostréicoles.Les femmes sont très solidaires entre elles. Mbogayaye signifi : on vient de la même mère. Elles sont toutes soeurs grâce à cette association.
Une fois les huitres cuitent, elles sont sorties de leur coquilles et séchées. En deux jours de cuisson, Bintou récupèrera 2 kg d'huitres. Elles les vendra 20 000 CFA sur le marché de Mbour (30€).
Les sardinelles sont débarquées pour être triées, fumées et salées dans un quartier de Joal dédié à cette activité. L'exportation de poisson vers tous les pays limitrophes du Sénégal apportent quantité importante de protéines animales dans l'alimentation de la sous région.
Sur l'arrière de Joal, une immense zone est consacrée à la transformation du poissson : salage, fumage... pour l'exportation vers les zones reculées du sénagal et pour les pays limitrophes.
Il existe des dizaines de métiers reliés à la pêche, charpentier, peintres, mécaniciens, fileurs, cordeurs...
Toute la plage de Joal est occupée par des pirogues. La taille varie de 9 à 30 mètres. Elles sont restaurées environ tous les ans.
Les chalutiers ne naviguent qu'à 26 km de la côte de Joal. Les pêcheurs artisanaux et industriels travaillent à moins d'un kilomètre. Depuis des années, les pêcheurs artisanaux dénoncent cette concurrence qui a pillé les ressources et menacé la sécurité alimentaire du Sénégal.
Les chalutiers ne naviguent qu'à 26 km de la côte de Joal. Les pêcheurs artisanaux et industriels travaillent à moins d'un kilomètre. Depuis des années, les pêcheurs artisanaux dénoncent cette concurrence qui a pillé les ressources et menacé la sécurité alimentaire du Sénégal.
Les porteurs de caisses attendent l'arrivée des pirogues. Ils sont payés entre 100 et 200 CFA (0,15 à 0,3 €) par caisse de poisson transporter au quai de déchargement.
Si rien n'est fait pour réguler la pêche et gérer les stocks de poissons dans les eaux sénégalaises, l'océan risque de devenir un "désert liquide", terme utilisé par Karim Sall, secrétaire général de l'Association des pêcheurs Joal-Fadiouth.
Comme dans de nombreux pays, la gestion des déchets (plastiques et autres) n'est pas du tout gérée par les autorités. A long terme, l'océan risque de passer du statut de gardien de nourriture à celui de poubelle, mettant en péril la sécurité alimentaire du Sénégal et du reste de la planète.