Le miracle de l’agroécologie au Sahel

Photographie : Jérômine DERIGNY     Textes : Guillaume JAN    

Corvée d'eau au village de Sonh, dans le nord du Burkina Faso. Pour survivre à l'aridité du Sahel, la population doit creuser des puits et agencer le paysage afin de capter au mieux les pluies.
Madi Savadro va travailler dans son champ. Le paysan burkinabé a découvert les principes de l'agroécologie en 2011. Depuis qu'il les applique, il a rendu leur fertilité à des sols arides jugés impropres à la culture par les vieux de son village.
Après des années de grande pauvreté, le paysan Madi a amélioré son niveau de vie. Il peut désormais s'agrandir et construit ici sa future maison, avec des briques en terre qu'il fabrique lui-même.
Les arbres amènent un peu d'ombre et améliorent la fertilité des sols. Les oiseaux reviennent. La biodiversité se réinstalle naturellement.
Madi cultive deux hectares et dispose d'un cheptel d'une vingtaine de bêtes (vaches, chèvres, ânes). Les déjections animales servent de compost pour améliorer, de manière naturelle, la fertilité des sols cultivés.
Madi cultive deux hectares et dispose d'un cheptel d'une vingtaine de bêtes (vaches, chèvres, ânes). Les déjections animales servent de compost pour améliorer, de manière naturelle, la fertilité des sols cultivés.
Ablutions avant la prière. Madi est musulman, comme la majorité des 5000 habitants du village de Sonh. Mais on trouve aussi quelques chrétiens et quelques animistes.
De l'or dans les mains. Bien préparé, le compost naturel aide a faire pousser "miraculeusement" tout type de plantes sur des sols durs et secs.
Cette jeune fille sème des graines de ? sur un champ protégé par un cordon pierreux. Le sol a été percé de trous de 20 cm de profondeur, les zaïs, dans lesquels le compost sera mélangé à la terre.
Des graines de ?. Les paysans du village de Madi sont attachés à cultiver leurs propres semences, adaptées à leurs sols, et non celles que voudraient leur vendre les firmes agricoles internationales.
Madi déjeûne dans sa case. Aujourd'hui, il produit l'essentiel de la nourriture qu'il consomme.
Depuis que Madi leur a enseigné l'efficacité des techniques de l'agroécologie, les villageois de Sonh les appliquent également. Désormais, les greniers sont toujours pleins. Le village n'est pas riche, mais il n'est pas misérable.
Awa, la femme de Madi (?) remplit une bassine de mil avant d'aller le piler.
Malgré l'environnement aride et la désertification qui menace cette zone frontalière avec le Sahara, l'abondance revient petit à petit au village de Sonh.
Pour survivre dans l'environnement hostile du Sahel, les agriculteurs doivent adopter un comportement harmonieux avec leur environnement.
A Sonh, plusieurs parcelles sont dévolues aux cultures maraîchères. Carottes, tomates, oignons et salades y sont cultivées tout au long de l'année.
Faire reverdir le Sahel. En appliquant des techniques attentives au cycle naturel des sols, les paysans arrivent à garantir leur autosuffisance alimentaire.
Faire reverdir le Sahel. En appliquant des techniques attentives au cycle naturel des sols, les paysans arrivent à garantir leur autosuffisance alimentaire.
Des tomates dans le désert. Les agriculteurs qui mettent en pratique les techniques de l'agroécologie arrivent à cultiver des légumes toute l'année sur les terres arides du Sahel.
Faire reverdir le Sahel. En appliquant des techniques attentives au cycle naturel des sols, les paysans arrivent à garantir leur autosuffisance alimentaire.
Dans la ferme école de Tang Zougou, à Betta, au centre du Burkina Faso. C'est ici que Madi a été formé aux techniques et à la philosophie de l'agroécologie.
La ferme école de Tang Zougou est établie sur un plateau aride au centre du Burkina Faso. Différentes cultures y sont expérimentées, pour montrer la pertinence de l'agriculture écologique.
Une session de formation à la ferme école de Tang Zougou. Les agriculteurs élèves viennent de tout le Burkina Faso et des pays voisins.
Dans la ferme école de Tang Zougou. La préparation du compost (à base de paille et de déjections animales) est une étape importante pour assurer la fertilité des sols.
Région de Ouahigouya, au nord du Burkina Faso. Des femmes construisent une marre pour retenir au maximum l'eau des pluies.
Région de Ouahigouya, au nord du Burkina Faso. Des femmes construisent une marre pour retenir au maximum l'eau des pluies.
Planter des arbres pour faire reverdir le Sahel. L'association Terre Verte encourage la plantation des arbres au Burkina Faso depuis plus de trente ans. Ici à Filly, à quelques kilomètres de la ferme de Madi.
Planter des arbres pour faire reverdir le Sahel. L'association Terre Verte encourage la plantation des arbres pour restaurer la biodiversité et améliorer la fertilité des sols. Ici à Guié, à une heure de route de la capitale Ouagadougou.
Planter des arbres pour faire reverdir le Sahel. L'association Terre Verte encourage la plantation des arbres pour restaurer la biodiversité et améliorer la fertilité des sols. Ici à Guié, à une heure de route de la capitale Ouagadougou.