Les migrants de Hô Chi Minh-Ville

Photographie : Laurent WEYL     Textes : Donatien GARNIER    

Fleuve Ben Nghe (2001 même endroit que les 3 photos suivantes) / entre district 1 et 4 La ville est en transformation permanente et accélérée. Il y a trois ans un bidonville recouvrait les berges du fleuve Ben Nghe sur plusieurs districts. Ses cahutes sur pilotis ont été rasées, révélant un cordon de bâtiments coloniaux. Il sera détruit à son tour. La priorité des autorités locales n’est pas, en effet, la conservation du patrimoine architectural de Saïgon, mais le développement de HCMV. Une autoroute à sept voies sera donc construite à cet endroit.
Fleuve Ben Nghe (2003 - même endroit que la photo précédente) / entre districts 1 et 4 La ville est en transformation permanente et accélérée. Il y a trois ans un bidonville recouvrait les berges du fleuve sur plusieurs districts. Ses cahutes sur pilotis ont été rasées, révélant un cordon de bâtiments coloniaux. Il sera détruit à son tour. La priorité des autorités locales n’est pas, en effet, la conservation du patrimoine architectural de Saïgon, mais le développement de HCMV. Une autoroute à sept voies sera donc construite à cet endroit.
Fleuve Ben Nghe (2005 - même endroit que la photo précédente) / entre districts 1 et 4 La ville est en transformation permanente et accélérée. Il y a trois ans un bidonville recouvrait les berges du fleuve sur plusieurs districts. Ses cahutes sur pilotis ont été rasées, révélant un cordon de bâtiments coloniaux. Il sera détruit à son tour. La priorité des autorités locales n’est pas, en effet, la conservation du patrimoine architectural de Saïgon, mais le développement de HCMV. Une autoroute à sept voies sera donc construite à cet endroit.
Fleuve Ben Nghe (2006 - même endroit que photo précedente) / entre districts 1 et 4 La ville est en transformation permanente et accélérée. Il y a trois ans un bidonville recouvrait les berges du fleuve sur plusieurs districts. Ses cahutes sur pilotis ont été rasées, révélant un cordon de bâtiments coloniaux. Il sera détruit à son tour. La priorité des autorités locales n’est pas, en effet, la conservation du patrimoine architectural de Saïgon, mais le développement de HCMV. Une autoroute à sept voies sera donc construite à cet endroit.
Fleuve Ben Nghe (2007 même endroit que photo précedente) / entre district 1 et 4 La ville est en transformation permanente et accélérée. Il y a 6 ans un bidonville recouvrait les berges du fleuve Ben Nghe sur plusieurs districts. Ses cahutes sur pilotis ont été rasées, révélant un cordon de bâtiments coloniaux. Il sera détruit à son tour. La priorité des autorités locales n’est pas, en effet, la conservation du patrimoine architectural de Saïgon, mais le développement de HCMV. Une autoroute à sept voies sera donc construite à cet endroit.
Fleuve Ben Nghe (2011) / entre district 1 et 4 .La ville est en transformation permanente et accélérée. Il y a 10 ans un bidonville recouvrait les berges du fleuve Ben Nghe sur plusieurs districts. Ses cahutes sur pilotis ont été rasées, révélant un cordon de bâtiments coloniaux. La priorité des autorités locales n’est pas à la conservation du patrimoine architectural de Saïgon, mais le développement de HCMV. Une autoroute à sept voies a donc été construite traverssant HCMV d\'est en ouest.
HCMV / 2005 / Rond-point entre le district 11 et 6 / Rue Ba Thang hai.Toujours plus vaste, toujours plus peuplée, la mégapole accélère sans cesse son développement. Il prend la forme d’une course-poursuite entre l’ordre et le chaos. Dans ce processus, la ville est vite obsolète, ses équipements sous-dimensionnés pour sa population et ses trafics. Et c’est le visage futur de Hô Chi Min-Ville qui se joue ici. Si le cercle est vertueux, et que la maîtrise supplante le vertige, l’homme prospérera avec sa ville. Si le cercle est vicieux, il sera broyé par un monstre urbain hors de contrôle. Inondations, pollutions, encombrements et violences resteront son lot quotidien.
HCMV / 2005 /District 8 Xe et sa famille sont « KT4 ». En clair, leur permis de séjour en ville ne les autorise ni à travailler, ni à étudier, ni a être soignés dans le service public. En attendant leur hypothétique régularisation en catégorie « KT1 » – qui donne accès à ces droits élémentaires –, les Phan Van vivent de petits commerces informels et de travaux à la tâche. Tous les matins,à cinq heures, Xe se rend ainsi au marché aux poissons pour négocier âprement les quelques coquillages qu’il revendra dans la journée.
HCMV / 2006 /District 8 Xe et sa famille sont « KT4 ». En clair, leur permis de séjour en ville ne les autorise ni à travailler, ni à étudier, ni a être soignés dans le service public. En attendant leur hypothétique régularisation en catégorie « KT1 » – qui donne accès à ces droits élémentaires –, les Phan Van vivent de petits commerces informels et de travaux à la tâche. Tous les matins, à cinq heures, Xe va au marché aux poissons pour négocier âprement les quelques coquillages qu’il revendra dans la journée.
HCMV / 2006 /District 8 Xe et sa famille sont « KT4 ». En clair, leur permis de séjour en ville ne les autorise ni à travailler, ni à étudier, ni a être soignés dans le service publique. En attendant leur hypothétique régularisation en catégorie « KT1 » – qui donne accès à ces droits élémentaires –, les Phan Van vivent de petits commerces informels et de travaux à la tâche. Tous les matins,à cinq heures, Xe se rend ainsi au marché aux poissons pour négocier âprement les quelques coquillages qu’il revendra dans la journée. Avant de commencer ses achats, Xe et ses collègues prennent un petit déjeuner.
HCMV / 2005 /District 8 Xe et sa famille sont « KT4 ». Ses deux filles sont employées au décorticage manuel de l’ail, 10 heures par jour et 7 jours sur 7, pour un salaire de misère.
HCMV / EXIL INTRA MUROS / 2006 District 6 / Quartier 11, ruelle 60H L’espace est l’un des atouts majeurs de HCMV. Aucune barrière naturelle ne semble pouvoir freiner son développement horizontal. Chaque jour, la campagne s’éloigne un peu plus. Chaque jour, le tissu urbain se densifie un peu plus. Près du centre, les prix augmentent et les terrains vagues, souvent investis par des logements collectifs rudimentaires, sont lotis. D’expulsion en expulsion, les migrants sont repoussés vers une périphérie toujours plus lointaine.
HCMV / EXIL INTRA MUROS / 2003 District 6 / Quartier 11, ruelle 60H L’espace est l’un des atouts majeurs de HCMV. Aucune barrière naturelle ne semble pouvoir freiner son développement horizontal. Chaque jour, la campagne s’éloigne un peu plus. Chaque jour, le tissu urbain se densifie un peu plus. Près du centre, les prix augmentent et les terrains vagues, souvent investis par des logements collectifs rudimentaires, sont lotis. D’expulsion en expulsion, les migrants sont repoussés vers une périphérie toujours plus lointaine.
HCMV / EXIL INTRA MUROS / 2003 District 6 / Quartier 11, ruelle 60H L’espace est l’un des atouts majeurs de HCMV. Aucune barrière naturelle ne semble pouvoir freiner son développement horizontal. Chaque jour, la campagne s’éloigne un peu plus. Chaque jour, le tissu urbain se densifie un peu plus. Près du centre, les prix augmentent et les terrains vagues, souvent investis par des logements collectifs rudimentaires, sont lotis. D’expulsion en expulsion, les migrants sont repoussés vers une périphérie toujours plus lointaine.
HCMV / EXIL INTRA MUROS / 2006 District 6 / Quartier 11, ruelle 60H Personne ne voulait habiter cette zone marécageuse. Les plus pauvres, les migrants comme Xe Phan Van et sa famille, s’y sont installés. Ils vivent dans des logements collectifs rudimentaires et étriqués : douze mètres carrés pour sept personnes. Mais la ville a continué son expansion, le tissu urbain s’est densifié, des quartiers neufs ont subitement poussé autour du terrain vague qui, en 2007, ne sera plus qu’un souvenir. A son tour, l’espace aura été loti. Et ses habitants expulsés. Repoussés vers d’autres friches éphémères ou une périphérie toujours plus lointaine.
HCMV / EXIL INTRA MUROS / 2006 District 6 / Quartier 11, ruelle 60H Personne ne voulait habiter cette zone marécageuse. Les plus pauvres, les migrants comme Xe Phan Van et sa famille, s’y sont installés. Ils vivent dans des logements collectifs rudimentaires et étriqués : douze mètres carrés pour sept personnes. Mais la ville a continué son expansion, le tissu urbain s’est densifié, des quartiers neufs ont subitement poussé autour du terrain vague qui, en 2007, ne sera plus qu’un souvenir. A son tour, l’espace aura été loti. Et ses habitants expulsés. Repoussés vers d’autres friches éphémères ou une périphérie toujours plus lointaine.
HCMV / EXIL INTRA MUROS / 2006 District 6 / Quartier 11, ruelle 60H Ce type d’habitation précaire est partagé par des familles de migrants, comme celle de Xe, qui occupe chacune une pièce. Pendant la journée, les enfants peuvent faire de menus travaux, vendre des billets de tombola par exemple, mais ils sont le plus souvent livrés à eux-mêmes. Leurs pères, conducteurs de tricycle, n’ont ni le temps ni les moyens de les scolariser.
HCMV / EXIL INTRA MUROS / 2005 District 6 / Quartier 11, ruelle 60H Personne ne voulait habiter cette zone marécageuse. Les plus pauvres, les migrants comme Xe Phan Van et sa famille, s’y sont installés. Ils vivent dans des logements collectifs rudimentaires et étriqués : douze mètres carrés pour sept personnes. Mais la ville a continué son expansion, le tissu urbain s’est densifié, des quartiers neufs ont subitement poussé autour du terrain vague qui, en 2007, ne sera plus qu’un souvenir. A son tour, l’espace aura été loti. Et ses habitants expulsés. Repoussés vers d’autres friches éphémères ou une périphérie toujours plus lointaine.
HCMV / EXIL INTRA MUROS / 2006 District 6 / Quartier 11, ruelle 60H Personne ne voulait habiter cette zone marécageuse. Les plus pauvres, les migrants comme Xe Phan Van et sa famille, s’y sont installés. Ils vivent dans des logements collectifs rudimentaires et étriqués : douze mètres carrés pour sept personnes. Mais la ville a continué son expansion, le tissu urbain s’est densifié, des quartiers neufs ont subitement poussé autour du terrain vague qui, en 2007, ne sera plus qu’un souvenir. A son tour, l’espace aura été loti. Et ses habitants expulsés. Repoussés vers d’autres friches éphémères ou une périphérie toujours plus lointaine.
HCMV / EXIL INTRA MUROS / 2005 District 6 / Quartier 11, ruelle 60H Personne ne voulait habiter cette zone marécageuse. Les plus pauvres, les migrants comme Xe Phan Van et sa famille, s’y sont installés. Ils vivent dans des logements collectifs rudimentaires et étriqués : douze mètres carrés pour sept personnes. Mais la ville a continué son expansion, le tissu urbain s’est densifié, des quartiers neufs ont subitement poussé autour du terrain vague qui, en 2007, ne sera plus qu’un souvenir. A son tour, l’espace aura été loti. Et ses habitants expulsés. Repoussés vers d’autres friches éphémères ou une périphérie toujours plus lointaine.
HCMV / EXIL INTRA MUROS / 2005 District 6 / Quartier 11, ruelle 60H Personne ne voulait habiter cette zone marécageuse. Les plus pauvres, les migrants comme Xe Phan Van et sa famille, s’y sont installés. Ils vivent dans des logements collectifs rudimentaires et étriqués : douze mètres carrés pour sept personnes. Mais la ville a continué son expansion, le tissu urbain s’est densifié, des quartiers neufs ont subitement poussé autour du terrain vague qui, en 2007, ne sera plus qu’un souvenir. A son tour, l’espace aura été loti. Et ses habitants expulsés. Repoussés vers d’autres friches éphémères ou une périphérie toujours plus lointaine. Ici, un voisin de Xe.
HCMV / EXIL INTRA MUROS / 2003 District 6 / Quartier 11, ruelle 60H Ce type d’habitation précaire est partagé par des familles de migrants, qui occupe chacune une pièce. Pendant la journée, les enfants peuvent faire de menus travaux, vendre des billets de tombola, par exemple, mais ils sont le plus souvent livrés à eux-mêmes. Leurs pères, conducteurs de tricycle, n’ont ni le temps ni les moyens de les scolariser. Zone marécageuse / District 6 Ce type d’habitation précaire est partagé par des familles de migrants, qui occupe chacune une pièce. Pendant la journée, les enfants peuvent faire de menus travaux, vendre des billets de tombola, par exemple, mais ils sont le plus souvent livrés à eux-mêmes. Leurs pères, conducteurs de tricycle, n’ont ni le temps ni les moyens de les scolariser. Zone marécageuse / District 6 Ce type d’habitation précaire est partagé par des familles de migrants, qui occupe chacune une pièce. Pendant la journée, les enfants peuvent faire de menus travaux, vendre des billets de tombola par exemple, mais ils sont le plus souvent livrés à eux-mêmes. Leurs pères, conducteurs de tricycle, n’ont ni le temps ni les moyens de les scolariser.
HCMV 4. 1 / 2003 RUE NGUYEN HUU CANH / DISTRICT BINH THANH Des autoroutes, des ponts, des bâtiments sociaux, des villas, des maisons étroites, des immeubles de un à dix étages ! On construit, détruit, reconstruit partout, des quartiers entiers surgissent du sol. Le bâtiment est un secteur qui embauche.
Rue Van Kiep / district Binh Thanh Grandes villas inspirées par les films de Disney…
HCMV 1. 2 / 2003 / FLEUVE SAIGON / DEPUIS LE DISTRICT 1 Avant 1975, avant la défaite américaine, Hô Chi Minh-Ville s'appelait Saïgon. Capitale du sud Vietnam, port colonial de l'Indochine. Aujourd'hui, Saïgon est un quartier du centre de HCMV, le district 1, un point de la mégapole où convergent chaque matin des milliers de travailleurs migrants. Beaucoup d'entre eux prennent le bac depuis le district 2, sur l'autre rive du fleuve Saïgon.
HCMV 10. 3 / 2003 / NOUVEAU QUARTIER "SAIGON SUD" / DISTRICT 7 Grands ensembles résidentiels. Grâce, en partie, à l'argent des Viet Kiêu , les Vietnamiens de l'étranger, les nouveaux riches ont le choix. Au sud de la Ville, loin des nuisances du centre, un immense quartier est en construction. Le golf est terminé et une clinique française ultramoderne a ouvert. Mais le lieu est encore désert et il faudra sans doute attendre la construction d'un pont permettant de rallier rapidement le district 1 pour y croiser autre chose que des sportifs dépenaillés.
HCMV / 2006 / DISTRICT 1 Centre ville de HCMV.
HCMV / 2003 / L'HOTEL AMERICAIN / RUE TRAN HUNG DAO / DISTRICT 5 Sombre et insalubre, " l'hôtel américain ", n'attire plus que des migrants en transit, des étudiants et quelques fonctionnaires. Comme il n'y a pas d'ascenseur - juste un monte-charge dont on paye le fonctionnement à chaque utilisation - les étages les plus élevés sont les moins chers.
HCMV / 2006 / L'HOTEL AMERICAIN / RUE TRAN HUNG DAO / DISTRICT 5 Sombre et insalubre, "l'hôtel américain ", n'attire plus que des migrants en transit, des étudiants et quelques fonctionnaires. Comme il n'y a pas d'ascenseur - juste un monte-charge dont on paye le fonctionnement à chaque utilisation - les étages les plus élevés sont les moins chers.
Rue Tran hung dao/ 2003 / District 5 Au début des années 1970, le 727 était un hôtel pour les ressortissants américains. Avec ses dix étages, c’était, à l’époque, le plus haut bâtiment de la ville. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, mais son aspect lugubre de bunker décati le signale dans le paysage. 7000 personnes y habiteraient aujourd’hui.
HCMV / 2003 / L'HOTEL AMERICAIN / RUE TRAN HUNG DAO / DISTRICT 5 Sombre et insalubre, " l'hôtel américain ", n'attire plus que des migrants en transit, des étudiants et quelques fonctionnaires. Comme il n'y a pas d'ascenseur - juste un monte-charge dont on paye le fonctionnement à chaque utilisation - les étages les plus élevés sont les moins chers. Khan, étudiant à l'école supérieure de musique d'Hô Chi Minh Ville, y loue une chambre avec trois autres musiciens de son école. Pour payer les 17 000 dôngs (1 euro) correspondant à sa part du loyer mensuel, Khan joue de la guitare dans les restaurants. Sa famille et ses amis, restés à la campagne dans la province de Long An, lui manquent. Il a souvent le blues.
HCMV / 2006 / DISTRICT 1
Rue Tran hung dao/ 2003 / District 5 Au début des années 1970, le 727 était un hôtel pour les ressortissants américains. Avec ses dix étages, c’était, à l’époque, le plus haut bâtiment de la ville. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, mais son aspect lugubre de bunker décati le signale dans le paysage. 7000 personnes y habiteraient aujourd’hui. Ici, on voit l'entrée de l'imeuble.
HCMV /2003 / RUE LE VAN SI / DISTRICT 3 Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à venir tenter leur chance dans la mégapole. La plupart d'entre elles espèrent trouver un mari citadin - en règle. En attendant l'homme providentiel qui leur apportera confort et statut social, elles travaillent d'arrache-pied. Au noir. Comme beaucoup d'employeurs, la responsable de ce salon de coiffure (au centre), peu inquiétée par les contrôles, n'y voit que des avantages.
HCMV /2006 / PLACE DE LA CATHEDRALE / DISTRICT 1 Face au grand magasin le plus luxueux du centre-ville, une migrante tente de vendre quelque nouriture à la criée pour survivre.