Bangladesh : le grand débordement

Photographie : Laurent WEYL     Textes : Donatien GARNIER    

BANGLADESH, HAMEAU DE PANKHALI. Fatema et Mojinah au retour d'une corvée d'eau. Au Bangladesh les conséquences néfastes du réchauffement climatique sont déjà perceptibles. Ici, dans le sud-ouest du pays, la salinisation des sols liée à l'élévation du niveau de la mer a commencé à polluer les nappes phréatiques. Les femmes, à qui cette tâche est traditionnellement dévolue, doivent donc aller de plus en plus loin pour trouver de l'eau potable.
HAMEAU DE PANKHALI. Fatema et Mojinah au retour d'une corvée d'eau. Au Bangladesh les conséquences néfastes du réchauffement climatique sont déjà perceptibles. Ici, dans le sud-ouest du pays, la salinisation des sols liée à l'élévation du niveau de la mer a commencé à polluer les nappes phréatiques. Les femmes, à qui cette tâche est traditionnellement dévolue, doivent donc aller de plus en plus loin pour trouver de l'eau potable.
HAMEAU DE PANKHALI Troupeau de chèvres naines à marée haute. Les inondations liées à l'élévation du niveau de la mer ont rendu les terres impropres à la riziculture, activité traditionnelle qui a été remplacée par une pisciculture dédiée à la crevette. Mutation qui n'a fait qu'aggraver le problème de salinisation auquel est confronté la région.
HAMEAU DE PANKHALI La disparition des rizières et leur remplacement par des étangs à crevettes a signifié la disparition des troupeaux de vaches et de leur précieux combustible : la bouse. Pour cuire leurs repas, les villageois de Pankhali ont de plus en plus recours au bois qu'ils vont prélever dans la grande mangrove des Sundarbans, contribuant ainsi à sa dégénérescence.
HAMEAU DE PANKHALI Pendant la mousson, les maisons construites en boue ont tendance à fondre. Il faut sans cesse les réparer.
HAMEAU DE PANKHALI Le réchauffement climatique affecte déjà les habitants du sud-ouest du Bangladesh. Dans le hameau de Pankhali, l’élévation du niveau des océans, amplifié par de fortes marées, provoque des inondations d’eau salée qui stérilisent les sols, polluent la nappe phréatique et fragilisent les maisons construites en boue.
HAMEAU DE PANKHALI Pendant la mousson, les maisons construites en boue ont tendance à fondre. Il faut sans cesse les réparer.
HAMEAU DE PANKHALI Bilal Gazzi, 12 ans, rêve de devenir chanteur. Mais, s’il est déjà célèbre dans les environs de son village, son avenir est compromis par le réchauffement climatique qui a fragilisé l’économie et les écosystèmes de la région. Pour aider sa famille à vivre, Bilal doit glaner les grosses crevettes échappées des fermes et les revendre au marché.
HAMEAU DE PANKHALI Le réchauffement climatique affecte déjà les habitants du sud-ouest du Bangladesh. Dans le hameau de Pankhali, l’élévation du niveau des océans, amplifié par de fortes marées, provoque des inondations d’eau salée qui stérilisent les sols, polluent la nappe phréatique et fragilisent les maisons construites en boue.
HAMEAU DE PANKHALI Se laver dans l’eau, construire des maisons de boue susceptibles de fondre dans les inondations et la mousson : rien que de très normal pour les habitants de Pankhali. A condition cependant que l’eau ne soit pas saturée de sel. En rendant la terre impropre à la culture et à la construction, en polluant les nappes phréatiques, l’élévation du niveau de la mer menace une harmonie chèrement acquise.
HAMEAU DE PANKHALI Précarisés par l’abandon progressif de la riziculture traditionelle - rendue difficile par l’élévation du niveau de la mer et la salinisation qu’elle provoque - les habitants du hameau de Pankhali ont de plus en plus recours aux ressources de la mangrove toute proche – ici les fruits de l’arbre à kaoras – ce qui a pour effet de fragiliser cet écosystème dont dépendent de nombreuses familles de pêcheurs.
HAMEAU DE PANKHALI Les vaches sont appréciées autant pour leur lait que pour leur bouse qui fournit un excellent combustile. La salinisation des terres par l'élévation du niveau de la mer a conduit au remplacement de la riziculture par l'élevage de crevettes. Il ne reste que très peu d'espace pour les vaches et la bouse est remplacée par le bois prélevé dans les Sunderbans, la grande mangrove située à proximité.
HAMEAU DE PANKHALI Bilal Gazzi, 12 ans, a été contraint d'arrêter l'école pour aider sa famille. Avec son filet épervier, il glane les grosses crevettes échappées des fermes. La salanisation des terres par l'élévation du niveau de la mer à conduit au remplacement de la riziculture par l'élevage de crevettes, activité qui nécessite beaucoup moins de main-d'œuvre.
District de Satkhira. Chaque année, la digue principale destinée à protéger la région des hautes marées est construite un peu plus haut.
DISTRICT DE SATKHIRA Vieille femme gardant sa vache sur la grande digue. L’élévation du niveau de la mer et le changement du régime de la mousson ont, en quelques décennies, métamorphosé le paysage de sa jeunesse.
HAMEAU DE PANKHALI Journalière dans un élevage de crevettes. La salanisation des terres par l'élévation du niveau de la mer a conduit au remplacement du riz par les crevettes, activité qui nécessite beaucoup moins de main-d'œuvre.
HAMEAU DE PANKHALI Journalières dans un élevage de crevettes. La salanisation des terres par l'élévation du niveau de la mer a conduit au remplacement du riz par les crevettes, activité qui nécessite beaucoup moins de main-d'œuvre.
HAMEAU DE PANKHALI Journalières s'aprêtant à descendre dans un étang destiné à l'élevage de crevettes. La salanisation des terres par l'élévation du niveau de la mer a conduit au remplacement du riz par les crevettes, activité qui nécessite beaucoup moins de main-d'œuvre.
VILLAGE DE MUNSHIGANJ. Après le marché, des femmes récupèrent des crevettes avariées. Dans cette région, l’élévation du niveau de la mer, en stérilisant les sols, a progressivement fait disparaître la riziculture traditionnelle, très consommatrice en main-d’œuvre et précarisé toute une frange de la population.
HAMEAU DE PANKHALI Mojid Gazzi est musicien. Avec son harmonium et ses flûtes, il chante l’amour et la mélancolie. Bilal, son fils âgé de 12 ans, rêve de devenir chanteur. Mais, s’il est déjà célèbre dans les environs de son village, son avenir est compromis par le réchauffement climatique qui a fragilisé l’économie et les écosystèmes de la région. Pour aider sa famille à vivre, Bilal doit glaner les grosses crevettes échappées des fermes et les revendre au marché.
HAMEAU DE PANKHALI Après avoir écumé les Sunderbans, Mannan Molla, 70 ans, est devenu l'un des contremaîtres chargés de l'entretien de la digue protégeant la région des hautes marées. Chaque année, la digue est construite un peu plus haut.
HAMEAU DE PANKHALI Habitué à s'adapter aux inondations chroniques, les Bangladais mettent aujourd'hui en œuvre des solutions pour s'adapter aux changements liés au réchauffement climatique et pour en limiter les conséquences : ici, un atelier de sensibilisation mené par le septuagénaire Mannan Molla.
VILLAGE DE ZELEKAHLEE Habitués à s'adapter aux inondations chroniques, les Bangladeshi mettent aujourd'hui en œuvre des solutions pour s'adapter aux changements liés au réchauffement climatique et pour en limiter les conséquences : ici une pièce de théâtre pédagogique proposée par une troupe de téâtre locale.
VILLAGE DE ZELEKAHLEE Habitués à s'adapter aux inondations chroniques, les Bangladeshi mettent aujourd'hui en œuvre des solutions pour s'adapter aux changements liés au réchauffement climatique et pour en limiter les conséquences : ici une pièce de théâtre pédagogique proposée par une troupe de théâtre locale.
VILLAGE DE ZELEKAHLEE Une troupe de théâtre locale a été recrutée pour monter un spectacle itinérant autour du réchauffement climatique. Dans son local, des panneaux didactiques voisinent avec des photos de grands acteurs bangladais.
BURIGOWALINI Embarcations de pirates et de pilleurs de bois saisies par les forestiers dans les Sunderbans.
MANGROVE DES SUNDARBANS A l'époque de la pleine lune et de l'obscur, plusieurs navires motorisés sillonnent la mangrove pour ramasser le poisson capturé par des centaines de petits pêcheurs indépendants.
MANGROVE DES SUNDARBANS Raman Molla, 30 ans, s'apprête à commencer sa pêche aux alevins de crevette. Au moindre bruit suspect, il se précipitera vers le bateau. Le tigre n'est jamais bien loin.
HAMEAU DE PANKHALI Après avoir écumé les Sundarbans, Mannan Molla, 70 ans, est devenu l'un des contremaîtres chargés de l'entretien de la digue principale destinée à protéger la région des hautes marées. Chaque année, la digue est construite un peu plus haut.
DACCA Une grande digue est censée protéger Dacca contre les crues des fleuves et des rivières qui l’entourent. L’ouvrage est cependant loin d’être achevé et pourrait se montrer contre-productif en cas de déluge.
DACCA, QUARTIER DE BANANI. L’urbanisation accélérée de Dacca, la capitale du Bangladesh, pourrait être brutalement freinée par des inondations liées au réchauffement climatique.
DACCA L’urbanisation accélérée de Dacca (13 millions d’habitants), la capitale du Bangladesh, pourrait être enrayée par des inondations chroniques liées au réchauffement climatique.
DACCA Chassés de plus en plus par les conséquences du réchauffement climatique, des centaines de milliers de migrants gagnent chaque année la mégapole. Ils y survivent en exerçant des travaux de force comme portefaix ou conducteurs de rickshaw. Dacca est cependant elle aussi menacée par l’action conjointe de la monté des eaux et du dérèglement du régime de la mousson.
DACCA Chassés de plus en plus par les conséquences du réchauffement climatique, des centaines de milliers de migrants gagnent chaque année la mégapole. Ils y survivent en exerçant des travaux de force comme portefaix ou conducteurs de rickshaw. Dacca est cependant elle aussi menacée par l’action conjointe de la montée des eaux et du dérèglement du régime de la mousson.
DACCA Chassés de plus en plus par les conséquences du réchauffement climatique, des centaines de milliers de migrants gagnent chaque année la mégapole. Ils y survivent en exerçant des travaux de force comme portefaix ou conducteurs de rickshaw. Dacca est cependant elle aussi menacée par l’action conjointe de la montée des eaux et du dérèglement du régime de la mousson.
DACCA Ancien pêcheur dans les Sundarbans, Abdul Hamid est désormais conducteur de rickshaw à Dacca.
DACCA, QUARTIER DE MARADIA. Chassés de leurs terres par le réchauffement climatique, une trentaine de jeunes hommes originaires du district de Satkhira sont venus à Dacca pour y devenir conducteurs de rickshaw. Un travail harassant et dangereux.
DACCA, QUARTIER DE MARADIA. Avec 13 millions d’habitants, Dacca est la principale destination des migrants chassés de leur terre par les conséquences du réchauffement climatique.
DACCA, QUARTIER DE MARADIA. Chassés de leurs terres par le réchauffement climatique, une trentaine de jeunes hommes originaires du district de Satkhira sont venus à Dacca pour y devenir conducteurs de rickshaw. Ils vivent dans des conditions très inconfortables – ici, un enfant dont ils s’occupent se repose dans leur dortoir de fortune.
DACCA, QUARTIER DE MARADIA. Chassés de leurs terres par le réchauffement climatique, une trentaine de jeunes hommes originaires du district de Satkhira sont venus à Dacca pour y devenir conducteurs de rickshaw. Un travail harassant et dangereux.
DACCA, QUARTIER DE MARADIA. Dîner. Abdul Hamid en compagnie d'autres conducteurs de rickshaw.
DACCA, QUARTIER DE MARADIA. Garage des rickshaws.