48 rue du Fbg Poissonnière

Photographie : Guillaume COLLANGES    

18 juillet 2000 : un plafond d’un des deux bâtiments du « 48 rue du faubourg poissonnière » s’écroule en partie, entraînant l’évacuation immédiate, par la police, de cinq appartements. Seule proposition de relogement : un foyer d’hébergement d’urgence pour 48 heures.

18 juillet 2000 : un plafond d’un des deux bâtiments du « 48 rue du faubourg poissonnière » s’écroule en partie, entraînant l’évacuation immédiate, par la police, de cinq appartements. Seule proposition de relogement : un foyer d’hébergement d’urgence pour 48 heures. Pendant plus de deux mois, dix-sept familles ont campé, sur le trottoir, en bas de leur immeuble. Soutenues par « Droit au Logement », elles se sont organisées et dormaient à tour de rôle sous le campement improvisé. Tous, sauf les enfants, accueillis par des familles voisines. L’immeuble, vide à l’époque, était occupé depuis quatre ans par des familles sans logement ou mal logés. La vétusté du lieu, les infiltrations d’eau ont fini par transformer cet immeuble en taudis. Plusieurs cas de saturnisme, dus au plomb contenu dans les peintures, ont été détectés chez les enfants. Les familles africaines ne sont pas les seules victimes de cette crise du logement à Paris : sont touchés, également, tous ceux qui ne peuvent se payer un appartement dans le privé. Or, d’après l’INSEE, 136 700 logements sont vides à Paris, dont 7426 dans le 10è arrondissement. Ce même arrondissement qui compte moins de 5% des logements sociaux de la ville de Paris... Au mois d’octobre, la loi Vivien, qui prévoit le rachat des immeubles insalubres pour en faire des logements sociaux, a été adoptée par le conseil de Paris.