Ces familles qui n'ont plus droit de cité

Photographie : Eléonore HENRY DE FRAHAN    

Après l’école Morgane, 8 ans, rentre chez elle. Chez elle, ce sont les quatre caravanes du haut, dans ce petit bois coincé entre la nationale 105 et le château d’eau où vivent deux familles et un homme seul en face des HLM d\'où ils ont été expulsés.
Gérard récupère le bois mort suite à la tempête pour pouvoir se chauffer. Emelyne imite son père.
Gérard M. et Madeleine vivent avec leurs deux filles Morgane (8 ans) et Calypso (10 ans). Il y a huit ans, Gérard a perdu son emploi. Après plusieurs mois sans revenus, la petite famille est venue camper dans ce bois, à quelques mètres de leur ancien appartement. Au fil des années, ils ont acquérit plusieurs caravanes et les ont retapées. Chacune d’elle est une pièce de la “maison”.
L\'électricité de la télévision provient d\'une batterie de voiture que Gérard a récupéré.
Emelyne (3 ans) au réveil. Elle attend que la caravane se réchauffe après que son père ait rallumé le poêle.
Emelyne dans la caravane. En face, de l\'autre côté de la nationale, l\'appartememnt qu\'ils ont dû quitté faute de moyens.
Emelyne à proximité du campement. Le matériel de récupération (portes, planches, vitres…) permet d’aménager les caravanes et de construire des annexes.
Sans eau courante, la famille L. doit quotidiennement aller remplir des bidons à une borne d’incendie située au bord de la nationale 105.
Les caravanes ne sont pas équipées de frigo. Avant chaque repas, l’aller-retour au supermaché le plus proche est quasiment obligatoire. A la mort de sa femme, le vieux Jean est venu s’installer dans ce bois, où il vit confiné dans ce miniscule réduit.
A la mort de sa femme, le vieux Jean est venu s’installer dans ce bois, où il vit confiné dans ce miniscule réduit.
Le “terrain” au nord de Melun est préservé des rats par une quinzaine de chats.
le Dr Moriau de Médecins du monde vient rendre visite à la famille G.
Nathalie et Patrice G. vivent du RMI avec leurs quatre enfants âgés de 10 à 3 ans. Ils rêvent de pouvoir s’installer sur un terrain viabilisé. Pour eux, il est trop tard pour retourner dans une cité, “les enfants ne parviendraient plus à s’intégrer”. Leur plus grande crainte est de se voir retirer leurs enfants par la Ddass.
En début de mois, Nathalie se rend au Lavomatic pour faire ses lessives avant que l’argent ne manque.
Nathalie et Patrice G. vivent du RMI avec leurs quatre enfants âgés de 10 à 3 ans. Ils rêvent de pouvoir s’installer sur un terrain viabilisé. Pour eux, il est trop tard pour retourner dans une cité, “les enfants ne parviendraient plus à s’intégrer”. Leur plus grande crainte est de se voir retirer leurs enfants par la Ddass.
Deux fois par semaine, Patrick part en camionnette remplir six gros bidons d’eau pour la lessive, la vaisselle, la toilette... La cuisine et le café se font à l’eau minérale.
Pour le bain de Céline, sa maman verse plusieurs bouilloires d’eau chaude dans une bassine. Les autres membres de la famille doivent se contenter d’un débarbouillage sommaire avec un seau et un gant de toilette. La famille vit en caravane en bordure d\'une ville de Seine et Marne. Ils n\'ont ni eau courante ni éléctricité. Les parents cumulent les petits boulots pour assurer une vie décente à leur enfants.
Le matériel de récupération (portes, planches, vitres…) permet d’aménager les caravanes et de construire des annexes. Les enfants s\'en servent aussi comme aire de jeu.
Chez les G, la pièce principale de la caravane est devenue l’ère de jeux des enfants.
Nathalie et Patrice G. vivent du RMI avec leurs quatre enfants âgés de 10 à 3 ans. Ils rêvent de pouvoir s’installer sur un terrain viabilisé. Pour eux, il est trop tard pour retourner dans une cité, “les enfants ne parviendraient plus à s’intégrer”. Leur plus grande crainte est de se voir retirer leurs enfants par la Ddass.
Patrick monte un vélo pour son fils avec les matériaux qu\'il a récupéré. Ils vivent en caravane en périphérie d\'une ville de seine et Marne. Patrick cumule les petits boulots pour assurer une vie décente à ses enfants.
Un coquelicot pour maman. Le plus grand plaisir des parents: voir leurs enfants garder leur insouciance. Ils consacrent les trois quart de leur budget à éviter qu’ils soient marginalisés.