On les appelle les zama zama

Photographie : Guillaume COLLANGES     Textes : Sébastien DAYCARD HEID    

Plusieurs étapes de filtrage et de brassage sont nécessaires pour que la moindre pépite d'or soit capturée par le mercure.
Une fois le minerai brassé et concassé, il faut repérer l'or capturé par le mercure. Avec l'expérience, les mineurs illégaux savent parfaitement le reconnaître.
Près de Barberton, les mineurs illégaux passent une à deux semaines sous terre. De leur solidarité dépend leur survie.
Au final, le mercure liquide est filtré à travers un tissu fin. L'or, solide, reste à la surface, sous forme de pépite.
Après une nuit passée à chercher l'entrée clandestine de la mine, "Rasta" et son équipe rentrent bredouille. Les collines autour de Barberton regorgent de galeries et d'anciens puits d'aération.
Dans les mines illégales, les cartes sont rebattues, car à part les récoltes dans les fermes majoritairement blanches, il n'y a pas d'autre travail. Dans cette région du Mpumalanga, le taux de chômage atteint 80 %.
Sous terre, les conditions de vie sont rudes. S'il existe des robinets d'eau potable dans les mines en activité, les illégaux n'ont parfois pas d'autre choix que de boire l'eau à même le sol.
Raymond, 54 ans, est trop vieux pour accompagner les mineurs illégaux dans les galeries d'aération. Il préfère se rendre à El dorado, la mine qui l'employait dans sa jeunesse. A raison de huit heures par jour, il filtre ses terrils et récolte en une semaine un gramme d'or qu'il revendra 100 rands (10 €).
Des mineurs illégaux tentant leur chance dans une mine désaffectée. Cet ancien mineur examine la roche pour savoir si elle contient de l'or.
A la sortie, après plusieurs semaines passées sous terre, il faut quelques heures pour se réhabituer à la lumière. La diode rouge des petites lampes frontales est le code de reconnaissance des mineurs illégaux.
Dans cette forêt dense, sur le domaine privé de la mine, la quête du puit d'accès peut s'avérer longue et périlleuse. A pas de loup en file indienne, les mineurs font une dernière tentative avant que le soleil ne se lève.
Au petit matin, Rasta et son équipe trouvent un puit d'aération. Avant de s'y engouffrer, il faut juger si l'accès est sûr. Parfois les gardiens de la mine rebouchent ces puits, piégeant les illégaux comme des rats.
Raymond, 54 ans, est trop vieux pour accompagner les mineurs illégaux dans les galeries d'aération. Il préfère se rendre à El dorado, la mine qui l'employait dans sa jeunesse. A raison de huit heures par jour, il filtre ses terrils et récolte en une semaine un gramme d'or qu'il revendra 100 rands (10 €).
Après avoir passé la nuit à chercher un puit d'aération ouvert, les mineurs tombent de sommeil. Ils retenteront leur chance le soir venu. Telle est la vie des "amahumushas". S’ils échouent, ils recommencent jusqu’à trouver un moyen d’entrer.
Au petit matin, l'équipe trouve un puit d'aération. Le trou fait à peine 80 cm de large. Petit et râblé, Ihumsha y plonge avec agilité, pour tester si une entrée est possible.
Ces mineurs illégaux regagnent le village après avoir tenté leur chance dans une mine désaffectée. Les sacs peuvent peser plusieurs dizaines de kilos.
Les habitants du district de Lomshiyo vivent dans un zone rurale peu développée, sans eau courante ni électricité. Leur seule richesse reste cet or, qui les nargue sous leurs pieds.
Après avoir marché toute la nuit, Rasta et son équipe reprennent des forces au petit matin. Au menu : gateaux secs, corned beef, sodas et joints.
Dans la forêt tropicale, Dean concentre l’or au mercure grâce à une sorte de machine à laver. Ils récupéreront en partie le mercure, et le reste ira polluer la rivière…