2014, année de l'agriculture famililale

Photographie : Jérômine DERIGNY    

L'agriculture familiale se pratique sur des petits terrains de quelques hectares seulement, bien souvent difficiles d'accès. Comme ici sur l'Isla del Sol en Bolivie, à 4 000 mètres d'altitude.
Région d'Icla, Bolivie
Vallée de Maragwa, Bolivie
Région d'Icla, Bolivie
En Inde, dans le Madhia Pradesh, la famille de Hari possède des champs à partager entre les 7 frères. Hari pose devant sa maison avec sa mère, sa femme, et deux de ses trois fils.
Un des fils de Hari se promène non loin des champs. Sur leurs deux hectares et demi, ils cultivent des lentilles et des haricots.
Hary et ses frères cultivent pour leur propre consommation. A cette période de l'année (août), il y a peu de travail dans les champs. On profite de la séance d'arrosage pour jouer avec l'eau.
Hari et sa famille vivent simplement, dans un village du Madhia Pradesh.
La femme de Hary prépare les chapatis
Dipraj, 42 ans, et sa famille sont agriculteurs dans la vallée de Darjeeling, en Inde. Les filles sont étudiantes et ne souhaitent rester agricultrices.
Dans son terrain de 1 acre, il cultive thé, oranges, pamplemousses, cardamone, gingembre… qu'il vend au marché. Seul le thé est vendu en exportation dans les réseaux de commerce équitable par le biais d'une coopérative.
Dipraj se fait conseiller sur les méthodes de culture par le coordinateur de la coopérative de thé à laquelle il appartient.
Sulin et Sumpon, 56 ans, sont agriculteurs au Laos, sur le plateau des Bolovens. Ils ont sept enfants, qui viennent parfois les aider, comme ici leur fille To et son mari. Ils cultivent du café, du riz, des légumes et des fruits
Pour diversifier ses revenus, Sumpon aimerait développer un projet d'accueil à la ferme, sur un autre terrain qu'elle possède près d'un étang.
Sumpon présente son café à un intermédiaire pour écouler sa production de qualité.
Le riz sèche au soleil. La famille possède également des poissons qu'elle vend aux restaurants.
Sumpon et son mari récoltent chaque année entre 4 et 5 tonnes de café, 800 kilos de riz, des légumes et des fruits. En agriculture bio de fait, ils ne demandent pas le label, trop cher pour eux.
Depuis neuf ans, Sumpon et son mari développent l'accueil de touristes dans des bungalows, pour compléter leurs revenus.
Sum Sim et sa famille sont agriculteurs au Cambodge. Sous le même toit, trois générations. Les enfants ne souhaitent pas reprendre l'exploitation, plus attirés par les usines ouvertes récemment.
Sum Sim cultive le riz sur dix champs différents totalisant moins d'un hectare.
La famille fait une récolte de riz par an, de cinq ou six tonnes. Ils en gardent la moitié pour leur propre consommation.
La grand mère a son propre petit jardin où poussent les patates douces, qu'elle vend au marché.
Dida vit seule dans sa ferme à Santa Rosa de Lima, état de Santa Catarina, Brésil
Dida commercialise du miel bio dans tout le Brésil, via une coopérative. Ses revenus se partagent entre l'apiculture et l'accueil à la ferme.
Dans son programme d'accueil à la ferme, Dida développe le côté pédagogique auprès des enfants. Les touristes de passage peuvent pêcher leurs poissons pour le repas du jour.
Dida cultive du manioc, du maïs, élève des poules pour les besoins des touristes qu'elle reçoit à la ferme.
En accueil paysan, les trois repas sont pris au sein de la ferme, composés de produits locaux.
En Argentine àSan Carlos dans la région de Salta, Soledad, 41 ans, vit avec sa mère et ses deux enfants de 14 et 21 ans. Deux de ses frères habitent aussi à la ferme.
Soledad possède trente moutons, quatre cochons et huit cochonets qui seront vendus comme cochons de lait.
Soledad cultive du maïs, de la luzerne et du blé pour l'autoconsommation de la famille.
Soledad fait partie du réseau de tourisme paysan, et accueille régulièrement des voyageurs.
Soledad est également potière artisan. Ses revenus se partagent entre le tourisme, l’artisanat et la vente d'animaux.
Saturnino Huanca, 60 ans, son fils et sa famille dans la région de Puerto Maldonado, en Amazonie péruvienne.
Saturnino est membre de la coopérative Agrobosque qui développe depuis deux ans la culture de cacao. Il pose devant sa pépinière de 1 300 plans, qui occupera prochainement un hectare de terrain.
Henry pratique le désherbage à la machette.
Cueller, technicien agricole de la coopérative Agrobosque fait la tournée des sociétaires pour vérifier la bonne croissance des cacaoyers.
Région d'Icla, en Bolivie. Augustine a 62 ans. Il possède deux hectares de blé et de patates.
Augustine a cinq enfants qui viennent l'aider le temps des récoltes.
Désert d'Atacama, Chili. Florencia Perez a 73 ans, vit avec son mari, mais chacun s'occupe de son champs ! Ses trois enfants ne vivent plus là, car ils ne voulaient pas reprendre ce métier.
Florencia et son mari possèdent un hectare sur lequel ils font du maraichage, de la luzerne et des arbres fruitiers.
Ils vendent aux particuliers qui viennent chez eux, mais aussi à un restaurant, à une école.
Quand elle ne sera plus là, les mauvaises herbes pousseront partout. C'est pour cela qu'elle continue à travailler.