De l'or au cacao

Photographie : Jérômine DERIGNY    

Puerto Maldonado, capitale de la région de Madre de Dios, en Amazonie péruvienne
La forêt amazonienne, dont chaque plante est une richesse est source de nombreuses convoitises.
La recherche de l'or se fait dans le sous-sol, nécessitant une déforestation massive.
Carla, de l'association wanamei discute avec des mineurs afin de mieux comprendre leurs conditions de travail, et comprendre comment améliorer leur situation. Les chercheurs d'or peuvent être des populations natives, vivant donc dans la foret depuis toujours. Mais aussi des péruviens venus de tout le pays, à la recherche d'un emploi.
L'extraction d'or dans la rivière est théoriquement interdite par le gouvernement. Mais les populations natives n'ont d'autres alternatives que de continuer pour gagner leur vie.
Les outils utilisés sont précaires et polluants.
un mineur chauffe un mélange d'or et de mercure pour évaporer le mercure. Sans masque, il respire toutes les vapeurs du mercure, qui sont relâchées dans la nature. L'association Terre des Hommes en Suisse développe un nouvel alambique moins polluant et moins dangereux.
La journée de travail terminée, une femme pèse l'or.
Les paillettes d'or accumulées atteignent aujourd'hui 5,9 grammes.
Des villages de fortune naissent pour accueillir des migrants venus de tout le pérou, travailler dans les mines d'or
Oscar, de l'association Huarayo et la défenseuse des enfants de Boca Colorado font leur tournée de prévention dans le village.
Des prostibars poussent dans les villages, ouvrant la porte à la traite humaine.
Le centre d'accueil de Mazuko, de l'association Huarayo accueille les jeunes filles victimes de traite humaine. Cette jeune fille enceinte a été amené au centre par la police.
Pour proposer une alternative économique, la coopérative Agrobosque, développe la culture du cacao dans la région.
Les ingénieurs agronomes recherchent le meilleur cacao adapté à cette région afin de proposer un commerce nouveau pour la région de Madre de Dios.
Les membres de la coopérative, motivés, sont venus aider à la construction de la nouvelle pépinière.
Chacun des trente sociétaires peut planter un hectare de cacao par an.
Un sociétaire fière de ses nouveaux cacaoyers plantés parmi ses bananiers.
Cueller, technicien agronome montre à un sociétaire comment soigner ses cacaoyers.
Les premiers fruits de cette jeune plantation apparaissent. Le cacao sera commercialisable dans environ trois ans, soit cinq ans après le début du projet.
La coopérative Agrobosque sensibilise les jeunes, via les écoles, à la culture du cacao.
Ainsi, les élèves apprennent à cultiver dans le jardin de l'école.