Bangladesh : au pays des îles inconstantes

Photographie : Laurent WEYL     Textes : Donatien GARNIER    

Village de Dilhil Akra. Pêcheurs à proximité des vestiges d’une grande forêt de hijols, arbres caractéristiques des haors.
Village de Chodout. Pendant la saison humide, 175 personnes s’agglutinent dans les trente maisons de cette île très pauvre et essentiellement peuplée d’Hindous.
Village d’Abdullapur. Cet îlot qui n’abrite qu’une seule famille est relié à l’île principale par une longue passerelle en bambou.
Village d’Abdullapur. Pendant la saison humide, seuls les enfants ont assez de place pour courir. Les adultes qui le peuvent s’offrent parfois le bateau pour aller se dégourdir les jambes à terre, à la limite des haors, ou sur une île plus grande.
Village d’Abdullapur. Les passages sont si étroits et l’espace libre si rare que les villageois « insularisés » pour six mois s’offrent parfois le bateau pour aller se dégourdir les jambes à terre, à la limite des haors, ou sur une île plus grande.
Village d’Abdullapur. Cette longue passerelle en bambou relie une famille vivant sur un minuscule îlot de terre à l’île principale.
Village d’Abdullapur. La prospérité des propriétaires terriens se mesure à la taille des meules installées dans leur cour. Certaines peuvent dépasser sept mètres de haut.
Village d’Abdullapur. Á la saison humide le bateau est le principal moyen de transport des insulaires.
Village d’Abdullapur. Avant l’arrivée de la mousson, les habitants protègent leur île à l’aide d’un treillis de bambous et de paille.
Haors. Á la saison humide le bateau est le principal moyen de transport des insulaires.
Village d’Abdullapur. Á la saison humide, les sans-terre sont contraints de pêcher pour survivre. Certains d’entre eux s’organisent en coopérative pour louer une embarcation.
Village d’Abdullapur. Isolé de l’île, cet arbre est réputé pour abriter des démons, les djinns.
Village d’Abdullapur. Á la saison humide, les pirogues convergent vers le marché pour transporter les commerçants et leurs clients souhaitant éviter de traverser l’île par ses chemins étroits et tortueux
Village de Dilhil Akra. Avant la partition de l’Inde, ce temple hindou hébergeait une cinquantaine de prêtres et accueillait de nombreux pèlerins.
Village de Dilhil Akra. Avant la partition de l’Inde, ce temple hindou hébergeait une cinquantaine de prêtres. Ananta Baishnab, 23 ans est l’un des sept derniers religieux présents sur le site.
Village de Dilhil Akra. Avant la partition de l’Inde, ce temple hindou hébergeait une cinquantaine de prêtres et accueillait de nombreux pèlerins.
Village de Bitalong. Même les musulmans viennent se faire soigner par le guérisseur du temple hindou.
Village d’Abdullapur. Cinq enfants ne sont pas venus à l’école coranique aujourd’hui. Leurs parents avaient besoin de leur aide pour la moisson. Comme dans les reste du pays, plus de 90 % de la population est musulmane.
Village d’Abdullapur. Le fils d’un proche du maire se repose après sa circoncision. Des herbes ont été déposées près de sa tête pour chasser les éventuels mauvais esprits, commandités par les ennemis de sa famille.
Village d’Abdullapur. Un pâtissier du marché occupé à sucrer une préparation.
Village d’Abdullapur. Masuda Begum n’est pas originaire de la région des haors. Elle avoue avoir mis des années à s’habituer à la région, ses habitants et ses deux saisons antagoniques.
Village d’Abdullapur. Murshed Siddiquee et Rupa, la petite dernière de ses quatre enfants.
Village d’Abdullapur. Asian Katun, 90 ans, se repose. L’un de ses fils, directeur d’usine à Dacca, voudrait bien la convaincre d’habiter dans son confortable appartement, mais elle refuse de quitter le village familial.
Village d’Abdullapur. Suivant la tradition, c’est autour d’un grand banian que s’organise le marché.
Village d’Abdullapur. La moisson est bonne. Les propriétaires regardent avec satisfaction leurs meules de paille de riz s’étoffer.
Village d’Abdullapur. Les moissonneurs doivent parfois marcher plusieurs kilomètres pour atteindre la parcelle à faucher.
Village d’Abdullapur. Au moment des moissons, les faucheurs venus de toute la région construisent de longues cabanes de bambous et de paille où ils s’abritent pendant la nuit.
Village d’Abdullapur. Á la saison sèche le village s’étale sur les surfaces enfin à sec.
Village d’Abdullapur. Le riz est toujours fauché à la main. Au plus fort des moissons, les journaliers peuvent faucher vingt heures par jour.
Village d’Abdullapur. Les motoculteurs remplacent peu à peu les chars à bœufs mais les tracteurs sont encore rarissimes.
Village d’Abdullapur. Pour garder le rythme quand la fatigue ou la chaleur est trop forte, les faucheurs entonnent de vieux chants évoquant leur triste condition.
Village d’Abdullapur. Séchage de la paille. Contrairement aux moissonneurs, les ouvriers qui travaillent le riz après le fauchage sont pour la plupart originaire du village. Les femmes, d’ordinaire cantonnées aux travaux domestiques, sont largement mises à contribution.
Village d’Abdullapur. En imitant leurs parents, les enfants apprennent les gestes de la préparation du riz dès leur plus jeune âge.
Village de Dilhil Akra. Il y a moins de cinquante ans, une épaisse forêt de hijols s’étendait à la place des rizières. Typiques des haors, mais coupés les uns après les autres pour faire du feu, ces arbres sont en passe de disparaître.
Village de Dilhil Akra. Il y a moins de cinquante ans, une épaisse forêt de hijols s’étendait à la place des rizières. Typiques des haors, mais coupés les uns après les autres pour faire du feu, ils sont en passe de disparaître.
Village d’Abdullapur. Á la saison sèche quelques mares sont conservées au pied du village. Elles servent de réserve d’eau pour les cultures et la toilette.
Village de Dilhil Akra. Il y a moins de cinquante ans, une épaisse forêt de hijols s’étendait à la place des rizières. Typiques des haors, mais coupés les uns après les autres pour faire du feu, ces arbres sont en passe de disparaître.
Village d’Abdullapur. Contrairement aux moissonneurs, les ouvriers qui travaillent le riz après le fauchage sont pour la plupart originaire du village.
Village d’Abdullapur. Le riz destiné à la consommation personnelle des propriétaires plutôt qu’à la vente, est précuit pour favoriser sa conservation. Cette opération dégage une agréable odeur de caramel.
Village d’Abdullapur. On dort beaucoup dehors pendant la moisson. Pour échapper à la chaleur étouffante qui règne dans les maisons en tôle aussi bien que pour surveiller les tas de riz récoltés pendant la journée.
Village d’Abdullapur. Les charpentiers itinérants, souvent des hindous, profitent de la décrue pour installer leurs chantiers. Ils ont six mois livrer leur commande.
Village d’Adumpur. Á la saison sèche l’eau s’évapore et se concentre dans les canaux et les rivières qui serpentent dans les champs.
Village d’Adumpur. La saison sèche est aussi la saison des foires ambulantes. Jeux de hasard, projection de DVD, négoce de breloques de riz soufflé au curry et de remèdes miracles, sont au programme.
Village d’Abdullapur. Les motoculteurs et leurs conducteurs sont loués « au voyage » aux propriétaires terriens. Ils remplacent les pirogues à proximité du marché.
Village d’Abdullapur. Sur l’arbre aux djinns, censé abriter des démons, des enfants téméraires ont tressé une balançoire avec de la paille fraîchement coupée.
Village d’Abdullapur. Accompagnés de leurs porteurs, les négociants circulent entre les tas de riz pour faire leurs achats. Ils revendront leur cargaison aux grossistes de la ville de Bhairab, éloignée d’une grosse demi-journée de navigation.
Ville de Bhairab. Toute la journée, les portefaix transportent sur leur tête des sacs de riz de plus de cinquante kilos
Ville de Bhairab. Situé à une grosse demi-journée de navigation, d’Abdullapur, Bhairab est un grand centre de négoce pour le riz.