Tuvalu : requiem polynésien

Photographie : Laurent WEYL    

ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FUNAFALA Dans le prolongement de Funafula ce petit îlot est à la merci des effets du réchauffement climatique : recrudescence des cyclones, érosion, élévation du niveau des océans.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FUNAFALA Deux fois par jour, Elie Akimo récolte la sève de cocotier. Elle se consomme en boisson fraîche ou fermentée mais aussi, bouillie, sous une forme qui rappelle le sirop d'érable. Avec ses noix, son eau, sa sève et son germe, le cocotier est l'un des piliers de l'alimentation tuvaluane.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FUNAFALA Selon l'heure, l'importance de la marée, la couleur du ciel et la forme des nuages, selon la phase lunaire, le positionnement des étoiles et son appétit, Falao, décide de la technique de pêche qu'il va employer.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FUNAFALA Falao, 66 ans, se lève à cinq heures du matin. Dès les premières lueurs de l'aube, il est dans l'eau pour ferrer de petits poissons à la canne. Quelques heures plus tard, ce menu fretin lui servira d'appât pour une pêche plus conséquente.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FUNAFALA A Funafula, les cochons sont plus nombreux que les humains. Nourris aux noix de coco, ils feront des mets de choix réservés aux fêtes.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FUNAFALA Entièrement ouvert sur l'extérieur, l'umu traditionnel est à la fois salle à manger, chambre à coucher et pièce à vivre. Pour les membres de la famille - au sens très large du terme - ainsi que pour tout visiteur de passage.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FUNAFALA A Funafula, on fait volontiers la sieste dans l'umu traditionnel, avec une noix de coco en guise d'oreiller. Et l'on y veille, jamais très tard, sous une ampoule électrique branchée sur une batterie tandis qu'un transistor crachote des cantiques.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FUNAFALA Bien plus que pour n'importe quel autre enfant de leur âge, le lundi est un jour difficile pour Séné, 5 ans, et Téléfoni, 7ans : non seulement ils doivent retourner à l'école mais en plus ils doivent quitter leur île enchanteresse pour au moins une semaine. Première expérience de l'exil avant l'exode ? C'est, tout au moins, ce que pense leur père.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Bien que longue de 13 km, l’île ne fait pas plus de 700 m de large et peut ne pas dépasser la largeur de la route. Fragile comme un bateau, l’île est grignotée de toutes parts par les vagues de l’océan et du lagon. Plus de la moitié de la population de Tuvalu y réside.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Le lagon est une sorte de salon à perte de vue où l'on se retrouve le soir pour discuter.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Rares sont les pêcheurs qui osent sortir en mer les jours de tempête. Ceux qui ont osé braver les éléments sont patiemment attendus par des mères de famille dont le repas dépend du succès de l'expédition.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Retour des frères jumeaux Lupati Iacopo et Teaki Tapu après une longue journée de pêche.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Après le retour des pêcheurs, ce sont les femmes qui sont chargées de peser et d'encaisser les achats des clients venus chercher leur repas du soir.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE La journée du Commonwealth a été l'occasion, pour les grandes classes de l'école primaire de Funafuti, de plancher sur le réchauffement climatique. Après un petit spectacle, les enfants ont écrit des lettres, des chansons et des poèmes destinés à être diffusés aux autorités des Etats membres, comme autant de bouteilles à la mer.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Les Tuvaluans adorent chanter et inventer des chansons. Toutes les occasions sont bonnes, y compris l'élévation du niveau des océans. Ce matin, le professeur a demandé à ses élèves de composer une chansonnette pour illustrer son cours sur l'effet de serre.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Régulièrement informés sur le réchauffement climatique, les écoliers tuvaluans ne peuvent ignorer le destin d'apatride qui leur est promis. Une élève illustre avec application l’inondation future de Tuvalu.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Le littoral est grignoté jour après jour, tempête après tempête.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Le tsunami qui a frappé l'Asie est dans tous les esprits. Quoique de nature différente, les Tuvaluans associent souvent cette catastrophe à celle qui les menace en premier lieu : l'élévation du niveau des océans.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Indifférents à la nature inquiétante des inondations, les enfants ne se lassent pas de glisser sur le sol détrempé.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Face au changement de leur environnement, certains Tuvaluans se disent prêts à quitter leur île à la première occasion. D'autres envisagent de rester le plus longtemps possible. Quelques-uns n'excluent pas la possibilité de sombrer avec leur terre.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE La vie communautaire est une composante essentielle de la culture tuvaluane. Elle passe principalement par la famille et le lieu de vie. Ainsi, à Funafuti, les habitants sont-ils intégrés dans la communauté de leur île ou de leur atoll d'origine. Les Tuvaluans sont également très impliqués dans la vie de leurs différentes églises - protestantes dans leur grande majorité.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Organiser une réunion sur les relations entre les sexes n'est pas une chose aisée à Tuvalu. Pour y parvenir, les responsables de l'association des femmes se sont adressées à toutes les communautés, religieuses et insulaires de Funafuti. Le débat, assez tendu, s'est terminé par un copieux goûter et un joyeux festival de chants et de danses.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE L’identité culturelle et les liens sociaux des Tuvaluans passent par les communautés insulaires. Lors du championnat de football interîles de Tuvalu, les joueurs arborent fièrement le nom de leur île d'origine sur leur maillot.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Les forts vents d'ouest sont plutôt rares à Funafuti. Mais ils peuvent, quand ils soufflent à marée haute, provoquer des inondations aux effets dévastateurs pour les cultures vivrières qui subsistent dans les jardins.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Les morts sont souvent enterrés à côté des maisons. Que deviendront toutes ces tombes lors du départ forcé des Tuvaluans ?
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE La cour de justice se tient dans le « Falekaupule » (maison de la communauté) gouvernemental. Elle traite surtout de problèmes de propriété ou de conduite. Un juge appointé par le Commonwealth se déplace pour les cas particulièrement graves, c'est-à-dire rarement.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Ne dépassant pas 5 mètres à son sommet, l’île est quasi plate. Une vague puissante suffirait à la rayer de la carte de l’océan Pacifique.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Pendant les fortes pluies et les grandes marées, la piste de l’aéroport est en partie noyée.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Creusés par les Américains lors de la seconde guerre mondiale afin de construire une piste d'atterrissage pour leur flotte aérienne, les « borrow pits » contribuent à fragiliser l'île de Fongafale.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Tornades, sécheresses, inondations liées à l'action conjointe de vents d'ouest violents et de houles particulièrement formées… Tuvalu connaît depuis dix ans une série d'épisodes climatiques extrêmes et sans précédent.
ATOLL DE FUNAFUTI, ÎLE DE FONGAFALE Maatia Toafa, Premier ministre jusqu'en 2006.